SWITCHING IT UP TO FRANÇAIS!

Big changes are coming to this “blog”. I’m starting this little thing here in English here because, well, that was how it was going to be. I would be writing in English. Which I did, for a little while.

But I suck at publicizing myself (and maybe I write crap content). It’s not going as well as I thought it would. Or as I HOPED it would, anyway.

Am I being impatient? Most probably… I also think I like to talk about stuff that really isn’t that interesting to anyone but me! And that’s okay, I can totally live with that. Blogging is not a passion of mine, so I don’t care all that much in the end. Stories, though? That’s something else entirely.

Prepare yourself because I’m right about to switch back to writing in French. Right here in what may be the last blog post I write for a very long time, seeing as I really should concentrate on writing stories (short and novel-length) anyway.

So there you go… I’m done with English (for now). If you’re into that sort of thing, French starts up after the cut! See you on the other side… or not! 😉

Je n’ai pas l’intention de faire un blogue en français, pas vraiment, mais je ne pouvais pas ne pas avoir de bannière francophone. De toute façon, ça le dit: Ceci n’est pas un blogue! 
Un peu comme la « pas-pomme » de Magritte, quoi.

Si vous pensez que changer de langue (pour écrire, je veux dire) est facile, je vous jure qu’il n’en est rien.

Surtout pour écrire des histoires, que ce soit des nouvelles ou des « romans ». Ça fait quoi ? Quatre ou cinq ans que j’écris presque exclusivement en anglais ? 

D’accord, c’était surtout de la Fanfiction (?), mais ça restait de l’écriture quand même. Ça m’aura pris un moment pour enfin réaliser que : 1, peut-être que je ne suis pas si bonne que ça et 2, que je n’écrivais probablement pas pour le bon public.

Même le seul roman (pas de la fanfiction) anglais que j’ai écrit n’est pas si bon que ça au final. Selon les standards d’écriture de romans, à tout le moins.

J’ai trouvé une étudiante en édition pour passer par-dessus (étudiante = pas cher). Le nombre de problèmes qu’elle trouve… ouf ! Mais ça, ça ne me dérange pas. Bien au contraire ! C’est comme avoir un prof privé et ses commentaires m’apprennent énormément de choses.

Je suis convaincue que ça pourra aussi m’aider à mieux écrire en français. Parce que mes problèmes (de structure d’histoire, ou de manque d’indices émotionnels) seront probablement les mêmes d’une langue à l’autre. Et je crois fermement que dans la vie, on n’arrête jamais d’apprendre.

Pendant que je suis là, j’aimerais quand même lever le voile sur le raisonnement derrière mon désir d’écrire en anglais. Un seul mot : visibilité.

Il ne faut pas se leurrer, écrire en français au Québec ? Pas super exportable, et ce même dans le reste de la francophonie. Je crois que les auteurs de chez nous (sauf les très gros noms) commencent tout juste à se faire exporter en Europe, quand le contraire n’est pas vrai du tout. 

Les écrivains Anglophones ? Qu’ils soient Américains ou Britanniques, à ce que j’en sais, ils n’ont pas ce problème. Et je ne crois pas me tromper en disant qu’ils sont plus facilement exportables.

Quand on veut être lu, l’idée d’aller vers l’anglais est séduisante. Et, bon, ce n’est pas comme si je me forçais non plus. Les idées que j’ai, je les ai toutes eues avec l’anglais en tête. Et maintenant que je songe à écrire en français de nouveau, c’est comme si ma banque à idée est vide.

Ce qui est faux… les idées sont toujours là, mais on dirait que les transposer au français ne fonctionne pas. Surtout parce que je ne me vois pas écrire quelque chose qui se passe aux États-Unis dans une langue autre que l’anglais.

Je veux dire… un Anglophone, ici ou ailleurs, peux facilement exister et rester Anglophone. Transposez un Francophone de l’autre côté de la frontière, il devient Anglophone ou bien il se parlera tout seul. Vous voyez ce que je veux dire ?

Je pourrais décider de déplacer l’action quelque part dans la francophonie… comme le Québec, tiens ! Et avant qu’on me traite de traîtresse, sachez que je suis une pure et dure, j’adore mon Québec, je l’ai tatoué sur le cœur, et tous les autres clichés auxquels vous pouvez penser. MAIS C’EST GRAND COMME MA YEULE ! 

(J’adore nos québécismes… autre chose qui s’exporte extrêmement mal. Mais nous, semble-t-il qu’on ait aucun problème à lire des trucs avec du titi parisien ou du verlan… hé bien !)

Je sais bien qu’en superficie, c’est grand le Québec. Je sais aussi qu’il y a un grand nombre de cultures, même parmi les « Québécois de souche ». Je sais tout ça. C’est juste qu’à l’extérieur du Québec, je doute que si on mentionne autre chose que Montréal ou Québec ça sonne des cloches à bien des gens.

Les États-Unis ? Il y a la Californie, New York, le Texas, Las Vegas… tant d’endroits dont la plupart des gens dans le monde (j’imagine) auront entendu parler. Maintenant, écrire un livre qui se passe à Limoilou ou L’Annonciation ? Un peu moins glamour, non ?

Peut-être que je pense trop (ayoye coco). Peut-être que je devrais arrêter de m’en faire avec l’endroit et me concentrer sur l’histoire à la place. La trilogie que j’ai en tête depuis un moment, j’ai écrit le premier livre (à réécrire parce que, ouache-caca) il y a plusieurs années, en français.

L’action se passe surtout à Montréal, et un peu dans les Laurentides. Le 2e livre ? Il est censé se passer aux États-Unis et c’est là que je bloque. Je crois que je vais devoir changer l’action pour la ramener plus près… si ce n’est pas au Québec, ça sera probablement dans une communauté Canadienne à saveur francophone. On n’est pas les seuls qui parle le françois, quand même…

Tout ça pour dire que ma transition vers le français ne sera pas facile. Non seulement je n’écrirai plus de billets (blogue) comme je l’ai fait dans les derniers mois, il se peut même qu’il se passe un bon moment avant que je publie quoi que ce soit. 

Surtout parce que je veux essayer de participer à des concours de nouvelles. Ce qui veut dire que ce que j’écrirai, je ne pourrai pas le publier avant de savoir que ça aura été rejeté. Ou que je n’aurai pas gagné… same diff.

Bon, je m’étale là… je n’en ai pas tant que ça à dire. Mais j’ai une chose à dire à mes trois « subscribers » et amis : MERCI ! Merci de vos abonnement et encouragements. Et surtout, merci d’être restés. 

Ceci étant dit, ce site ne disparaîtra pas. Il va seulement changer, grandir, se « dédoubler » en deux langues. Pas que je vais tout faire en double, mais les trucs anglais seront dispos sur la portion anglaise du site. Et ça sera toujours là si pour une raison X, je dois y revenir. Je n’ai pas l’intention de remiser le roman qui est déjà écrit. Personne n’a dit qu’il est impossible d’être multidisciplinaire. Genre…

Je n’ai pas commencé à remanier le site parce que mon cerveau refuse de fonctionner ces jours-ci. Tenter de lire et suivre les instructions que j’ai (merci Sylvain), c’est juste trop fort pour ma tuque ! lol 

Et je ne crois pas mentir en vous disant que tout ce chamboulement, ça m’affecte à un niveau que je n’avais pas soupçonné… pour le moment, je ne ressens que l’échec. Ce site, le blogue, l’impossibilité d’intéresser les gens qui ne sont pas mes amis (et même ceux qui le sont) à ce que je fais… et la réception plutôt glaciale (je trouve) de ma dernière fanfiction (bobo cœur).

Pour le moment, tout ce que je peux vraiment faire est de me rouler en boule et lécher mes plaies. Je regarde des émissions super hop-la-vie comme The Handmaid’s Tale (La Servante écarlate en français) et j’envie la magnificence et l’originalité de l’histoire, tout en m’indignant de son horreur.

Peut-être pas l’idée du siècle de faire ça, mais ça me fait du bien quand même. Et, en même temps, j’espère que ça m’inspirera à être « bold » dans mes prochains projets d’écriture. Pas que je pense vouloir écrire un truc dystopique dans le genre de ce que Margaret Atwood a fait… j’suis juste sur le cul avec cette histoire, je pense. J’en parlerais sans arrêt ! loll

Je ne sais pas quand je publierai quelque chose de nouveau ici. Je comprendrais si vous décidiez de vous désabonner. Quoique, si vous le faites, vous risquez de ne pas le savoir le jour où je publie autre chose. Mais, autre que des nouvelles (histoires) et des nouvelles (de moi, auteure ou pas), il n’y aura probablement pas grand-chose.

Je veux terminer en vous disant merci encore. C’est un autre nouveau chapitre pour moi. Peut-être que je ne suis pas faite pour écrire, finalement. Honnêtement, je pense que c’est ce qui me fait le plus peur. Si je ne peux écrire, je ne suis rien. Pas pour faire un mélodrame, mais c’est tout ce qui me reste… c’est bien beau écouter la télé et faire des mots croisés, j’ai besoin de plus que ça sinon je vais me zombifier (c’est de famille, je crois). 

Je ne crois pas que je pourrais arrêter, pas tant que je peux le faire, mais si je n’ai pas d’envie de célébrité, j’aimerais au moins qu’il y ait des gens qui aiment lire ce que j’écris. Et je croyais qu’en allant vers l’anglais, les chances d’atteindre plus de gens seraient de mon bord. NOPE !

Tout ça pour dire, je vis un mini deuil présentement… et l’hiver qui s’est présenté un bon mois d’avance ne fait rien pour arranger les choses. Aujourd’hui, je vais me forcer le cul pour trouver des concours de nouvelles (gratuits et ouverts à toute la francophonie, parce qu’au Québec on fait vite le tour) et écrire des trucs intéressants dans l’espoir « qu’on me remarque ».

J’espère vous revenir avant longtemps, avec des bonnes nouvelles (à propos de moi) ou juste des nouvelles (vraiment, faut trouver un autre mot pour ça, ça me gosse énormément). En attendant, prenez soin de vous et, si on ne se revoit pas, Joyeux Noël et Bonne Année.

(J’ai l’intention de revenir avant ça… doit bien y avoir une nouvelle qui traîne que je pourrais vous donner en apéritif !)

Tourlou !

Thanks for sharing!

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